Bienvenue

« Je me dis souvent que je dois ma survie à la mer […] J’avais l’impression de renaître à la vie dès que je sentais son souffle vivifiant sur moi. Je disparaissais en elle, et c’était comme si, en recouvrant chaque particule de ma peau, centimètre après centimètre, elle effaçait mon passé et ses douleurs, nettoyait mes blessures consciencieusement, m’allégeait et m’apaisait. Je lui livrai mon fardeau et elle l’acceptait avec le même dévouement qu’une mère ».

Mauvais Père, p.63 – Caroline Bréhat