Biographie Caroline Brehat

Mme Caroline Bréhat Psychothérapeute et psychanalyste à LE CHESNAY | Mon Psy (psychologies.com)

Je pratique la psychothérapie relationnelle, la psychanalyse, la psychogénéalogie et l’écriture de soi en tant qu’art thérapie. Je suis spécialiste des violences intrafamiliales (y compris sexuelles), et ma clinique porte principalement sur le psychotrauma et la résilience, l’emprise (et ses acolytes que sont la perversion et la paranoïa) ainsi que sur la psychogénéalogie (thérapie transgénérationnelle).

Pour la plupart d’entre nous, la démarche « psy » commence par un mal-être ou une souffrance psychique, parfois accompagnés de symptômes : angoisse, stress ou autres manifestations somatiques. Ces symptômes sont des « énigmes » transmis par notre inconscient que nous devons entendre/résoudre. Mes patients évoquent souvent la désagréable impression de se retrouver « toujours » dans les mêmes situations (ce que Freud appelait la « compulsion de répétition », c’est à dire des situations traumatiques telles que les conduites d’échecs, violences, abandons, trahisons, etc). Il importe alors envisager une démarche psychothérapeutique afin d’apaiser ces souffrances. Une démarche psychanalytique ira plus loin (je la compare souvent à une « fouille archéologique »). Cette « fouille » permettra, via la parole, de décrypter ces symptômes, de mettre au jour le script inconscient suivi par le patient, lequel est à son insu programmé pour reproduire un scénario « engrammé » en lui. Lacan a dit « ce qui se répète est toujours déguisé ». Il faut donc être capable d’identifier ce quelque chose qui se répète, ce refoulé qui cherche à faire retour. Mais il faut également comprendre pourquoi cette répétition se met en place… Au fil de nos séances et de vos découvertes sur le « scénario » engrammé en vous, vous vous allègerez, vous vous sentirez plus apaisés dans vos relations avec les autres ainsi que dans vos décisions personnelles ; vous serez plus en phase avec vos pensées, vos sensations et émotions, vos paroles et comportements et votre estime de vous-même augmentera. Vous acquérez, en d’autres termes, en même temps que vous renforcerez votre enveloppe psychique, plus de liberté intérieure.

Je suis également romancière et journaliste. Les thématiques abordées dans mes romans et mes articles reflètent intrinsèquement ma clinique. Ils traitent tous des violences intrafamiliales, notamment du « syndrome d’aliénation parentale », de l’inceste et de la dimension transgénérationnelle des violences intrafamiliales et du psychotrauma. Mes lecteurs me rapportent que mes romans ont une dimension thérapeutique.

Ma clinique

Ma clinique se spécialise dans le psychotraumatisme.

Le psychotrauma : Un événement traumatique confronte une personne à des angoisses de mort qui lui sont impossibles d’élaborer car irreprésentables pour le psychisme. Cet événement déborde le pare-excitation en effractant le psychisme et laisse une empreinte qui perturbe le fonctionnement psychique et les défenses mises en place par la personne jusque là. Les capacités élaboratives sont sidérées. Nous savons que les traumatismes ont des effets radioactifs très graves tels que la modification de la personnalité, la dérégulation des affects, les somatisations, la confusion mentale et la rupture du sentiment de continuité de l’existence (l’affect rattaché au traumatisme se réactive sous forme d’humeurs, d’explosions affectives, de susceptibilités, etc). Il importe alors grâce à la psychothérapie et/ou la psychanalyse de transformer ce réel opaque (souvent vécu par le patient comme le « Mal ») en une réalité symbolisable. Il faut permettre à la personne frappée par le traumatisme de se représenter l’événement et de le mettre en lien par le langage afin que les affects rattachés à ce trauma ne soient plus réactivés sous forme d’humeurs, d’explosions intempestives ou même de gaités immotivées.

Les violences faites aux enfants : La violence faite aux enfants a fait l’objet d’un déni séculaire car la société ne voulait pas envisager que ces violences existaient au sein des familles et l’enfant était vécu comme une propriété parentale. D’où une tension entre les droits parentaux et les droits de l’enfant. D’où aussi l’impossibilité en France d’avoir des statistiques (la France est un des rares pays de l’OCDE à ne pas donner de statistiques sur les maltraitances faites aux enfants selon Michel Creoff). Pourtant, si l’on additionne les féminicides et les infanticides, 25 % des homicides ont lieu dans les familles en France. Il a fallu attendre la loi de 2016 (qui vise à « garantir les besoins fondamentaux de l’enfant ») pour prendre enfin à bras le corps la question des violences faites aux enfants. Nous savons pourtant que ces violences ont un impact immédiat sur la chimie du cerveau, et que c’est bel et bien la fréquence de ces maltraitances qui impacte le cerveau de l’enfant. Je constate de plus en plus dans ma pratique que certaines familles marchent littéralement sur la tête. Loin d’être le havre de paix dont nous avons besoin et dont nous rêvons, la famille peut être un lieu de déferlement de violences démesurées, d’autant plus grandes qu’elles risquent de demeurer impensées. On pense aux mythes de Médée, d’Antigone ou d’Oedipe. Ces systèmes familiaux déstructurés peuvent être de véritables dictatures et engendrer des pathologies familiales (narcissiques= qui sont souvent transgénérationnelles (elles se transmettent de génération en génération). La psychothérapie et/ou la psychanalyse permettent aux enfants maltraités de reprendre leur place de sujet, d’arrêter les autosacrifices et somatisations et de retrouver leur dignité. Encore faut-il que la société leur ouvre ce droit.

L’emprise : Ma clinique me conduit à traiter de nombreuses personnes sous emprise ou ayant subi une emprise. On dirait même que ces dimensions d’emprise et de perversion (narcissique) font partie intégrante de la culture de la fin du XXème et due XXIème siècles. Selon moi, l’emprise est intrinsèquement liée à la perversion narcissique telle que décrite par Racamier puis reprise par M.F. Hirigoyen : l’un des partenaires (l’objet) se déprend narcissiquement de lui-même (désamour de soi) tandis que l’autre partenaire (le sujet) « délègue à l’extérieur de lui-même ses conflits et rejetons psychiques les plus menaçants » (Racamier). L’objet devient donc un véritable « déversoir », il ne fait plus confiance à ses perceptions et se demande si ce qu’il vit est réel et s’il n’est pas coupable de son malheur. C’est dès lors facile pour le sujet agresseur de renverser les rôles et de faire croire à l’objet qu’il est coupable et fou. Les processus de désamour de soi et de dépression peuvent s’installer.

Les adolescents : la puberté, étape maturative qui induit un bouleversement de l’équilibre psychique de l’enfance, comporte un fort impact traumatique, encore plus marqué à notre époque de grande incertitude et de remises en question où de nombreux interdits sont levés (l’impact traumatique de la pornographie ne simplifie pas les choses). L’ado doit quitter le monde confortable de l’enfance, construire son territoire intime, épanouir ses potentialités personnelles, se confronter à la sexualité adulte et, in fine, accomplir un travail d’individuation. Les adolescents ont besoin de mettre une nouvelle distance avec leurs parents (car forcément, il y a des choses qu’ils ne peuvent plus partager avec leurs parents), ce qui peut être mal vécu par ceux-ci et occasionner de la culpabilité chez les ados. Je reçois de plus en plus d’adolescents en proie à des difficultés identitaires et narcissiques dans une grande détresse psychique. Mais, rien n’est définitif. L’heure n’est pas au désespoir. Comme le disent les neuroscientifiques, le cerveau des ados se remodèle, l’adolescence se termine vers 22-25 ans. Mettre des mots sur leurs émotions et leur confusion mentale, avoir l’impression d’être compris et élaborer leur vécu aident les ados en souffrance.

Le « syndrome d’aliénation parentale » (« SAP ») : De nombreuses patientes viennent vers moi après (avoir lu mes romans) parce qu’elles sont confrontées à la dynamique particulièrement violente et traumatique du « SAP », qui fait heureusement actuellement l’objet de vives critiques de la part de la commission gouvernementale de la CIIVISE dirigée par le Juge Durand. Ces mères (les mères sont généralement le parent protecteur dans ces configurations particulières, ce qui ne veut pas dire que les mères maltraitantes n’existent pas) tentent de protéger leur enfant des violences incestueuses de leur mari ou compagnon et se retrouvent sur le banc des accusées, considérées comme des mères « aliénantes », qui empoisonnent l’esprit de leur enfant pour en priver le père (voir mon blog, Manifeste des mères protectrices, pour comprendre de quoi il s’agit). Le « SAP » s’appuie donc sur la théorie psychanalytique maintes fois remâchée de la « mère fusionnelle » (cette fameuse théorie qui fait tant de dégâts actuellement… Quid du « père fusionnel » en psychanalyse ? Ce concept a peu été exploré, il est pourtant très présent dans ma clinique.) Cette inversion accusatoire permet au parent agresseur d’occulter les violences qu’il a commises et d’en déplacer le focus sur le parent protecteur. Le « SAP » est un phénomène pervers car le parent agresseur est considéré comme le parent protecteur. En fait, le parent agresseur projette sur le parent protecteur sa propre tendance fusionnelle (et donc incestuelle ou incestueuse). Le Bien est donc stigmatisé et le Mal glorifié. Les mères accusées de « SAP » peuvent donc être comparées aux sorcières du Moyen-Age qui étaient brûlées au bûcher alors qu’elles étaient souvent des herboristes soignantes. Il convient par ailleurs de noter que le mot « aliéner » a une charge symbolique immense puisqu’il veut dire à la fois : « rendre hostile » ; « éloigner » ; « séparer » ; et « rendre fou ». C’est incidemment le programme en plusieurs étapes assigné par le parent agresseur au parent soi-disant aliénant qui éloignerait l’enfant physiquement, psychiquement puis le rendrait fou. Sauf qu’il y a erreur sur la personne puisque c’est là le programme du parent accusateur (et agresseur, souvent le père), pas le programme du parent protecteur accusé de « SAP » (souvent la mère). Il convient de noter que la législation de 2002 entraîne de graves dénis de justice car elle est fondée sur un postulat erroné : l’égalité des forces entre les parents, appelée « égalité parentale ». Or un parent surarmé (suradapté au conflit en raison de sa personnalité pathologique) et un parent désarmé (car traumatisé) ne sont pas à armes égales.

L’inceste et l’incestuel : Racamier (le psychanalyste à l’origine de la perversion narcissique) distingue l’inceste (le passage à l’acte génital) de l’incestuel (un climat de séduction narcissique invétéré). Ces deux pratiques ont toutes deux une dimension effractante qui causent un clivage. L’inceste et l’incestuel visent évidemment à causer une emprise psychique. L’incestuel est une notion encore relativement méconnue des cliniciens qui a pourtant toute sa place dans la clinique du trauma et des maltraitances. On la reconnaît car le parent « agresseur » peut aborder des sujets de conversation inadaptés à l’âge de l’enfant, avoir des contacts physiques gênants (baisers sur la bouche, bains avec l’enfant, insertion trop fréquente de suppositoires, etc…), l’enfant peut subir une absence d’intimité (portes ouvertes, présence de magasines pornos, questions sur ses expériences sexuelles…) L’inceste et l’incestuel sont des pratiques qui « tuent » l’appareil à penser, la fiabilité des perceptions, en raison de la sidération psychique qu’ils entraînent. Cette incapacité à faire confiance dans ses affects et ressentis peut donner l’impression de devenir fou. La parole permet de se reconnecter à ses émotions douloureuses et de mettre fin à la réactivation d’affects liés à ces traumas.

Le transgénérationnel : Cette clinique est encore relativement méconnue. On observe pourtant infailliblement que les maltraitances se reproduisent d’une génération à l’autre. En effet, la majorité des parents maltraitants sont issus de familles maltraitantes et/ou chroniquement perturbées comme si le parent violent était poussé par une force mystérieuse et incontrôlable à infliger les sévices qu’il a subi à son enfant. Cette force secrète est une sorte de gène du malheur qui résiste au changement. Pourquoi cela ? Parce que les émotions toxiques (terreur, honte, culpabilité…) liées à ces événements traumatiques restent encryptées dans le psychisme. Il s’agit en effet de secrets de famille. Afin de ne pas transmettre ces traumatismes et induire une répétition des destines, il importe donc de ne plus taire ces lourds secrets, de les élaborer afin de les métaboliser de couper le cycle transgénérationnel.

La pornographie : Je reçois de plus en plus d’ados confrontés à une nouvelle forme d’addiction, le porno. Il semble que nous commençons tout juste à prendre la mesure du potentiel traumatique de ce phénomène pour nos enfants et ados en France (voir mes articles publiés dans mon blog) contrairement aux pays anglo-saxons qui en ont pris la mesure depuis un certain temps. Les ados que je reçois évoquent tout à la fois la fascination qu’ils ressentent et la séduction traumatique qui sidèrent leurs capacités élaboratives et encryptent le trauma dans leur psychisme. L’altérité est inexistante dans ces dynamiques puisque la femme n’est évidemment pas investie comme sujet avec des affects, des sentiments, un imaginaire, etc. C’est en outre un piège, une sorte d’aimant qui rend l’imaginaire captif et risque de créer une compulsion de répétition. La psychothérapie permet de désaliéner les psychismes des jeunes addicts au porno et de comprendre l’origine de cette fascination.

Mon dernier roman, Les Mal Aimées, préfacé par le juge et président de la CIIVISE Edouard Durand, met en scène des personnages aux prises avec des maltraitances transgénérationnelles aussi graves que l’inceste. Nous savons en effet désormais que les maux dont nous souffrons ne sont pas toujours seulement liés aux événements difficiles de notre enfance, ils peuvent également exprimer des émotions que nos ancêtres ne sont pas parvenus à « digérer ». C’est le cas de l’héroïne du livre, Bettina dont l’inceste tue et subie par sa mère se reproduit sur sa fille, Apolline. En effet, les émotions de terreur, de honte et de culpabilité encapsulées, faute de n’avoir pu s’exprimer, deviennent alors ce que les psychanalystes Maria Torok et Nicolas Abraham ont appelé un « fantôme » – le personnage appelé Pierre, dans Les Mal Aimées. Ces émotions hantent les descendants au point que le schéma se répète de génération en génération. C’est aussi ce qu’affirme l’anthropologue Dorothée Dussy dans « Le Berceau des Dominations » : « l’inceste ne survient pas ex nihilo. L’inceste survient dans une famille où il est toujours déjà là, mais l’enfant le dit à des gens qui ont eux-même été élevés dans le système silence, dans une famille où il y avait déjà assurément des abus sexuels et où on devait se taire autour de ces abus ».

Mandatory Credit: Photo by Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA/Shutterstock (12553236u) Edouard Durand presents a book of Caroline Brehat: NANTES: Committee on Incest and Sexual Violence, france – 20 Oct 2021

Mon accompagnement est personnalisé, bienveillant et éthique. Vous pouvez me parler librement et à votre rythme de vos problématiques afin d’évoluer vers un meilleur développement et épanouissement personnels. Je prends en charge les adulte, les adolescents et les enfants.

La presse en parle :

https://telenantes.ouest-france.fr/nantes-soir/article/un-roman-sur-le-drame-de-linceste

https://www.humanite.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/inceste-emprise-violences-ces-traumatismes-doivent-etre-panses

https://www.marieclaire.fr/syndrome-alienation-parentale,1426671.asp

https://lettrescapitales.com/interview-caroline-brehat-les-mal-aimees-est-un-roman-qui-porte-sur-limportance-du-regard-maternel-dans-la-construction-de-soi/

https://www.letelegramme.fr/finistere/concarneau/les-mal-aimees-de-la-concarnoise-caroline-brehat-12-08-2021-12806571.php

https://actu.fr/ile-de-france/mantes-la-jolie_78361/yvelines-caroline-brehat-evoque-l-emprise-parentale-dans-son-dernier-roman_45278494.html

Je suis membre adhérente du SNPPsy et de la Société Française de Psychanalyse Intégrative ainsi que de l’Association européenne Abraham et Torok dont j’applique rigoureusement les codes de déontologie. Je suis certifiée par Psychologie Magazine comme psy accréditée.

caroline bréhat
Caroline Bréhat